L’infini à la portée des caniches
Frédéric Perimon
Mon travail lie ma souffrance à ma jubilation.
Et c’est pas du travail de fainéant que je vous donne à voir là… physique, toxique, méticuleux… je gagne mon pain à la sueur de mon front, et enfante dans la douleur d’un séduisant énoncé de l’indicible, je vais néanmoins tâcher de vous le préciser ici.
Tout est économique, mes oeuvres en parlent et je l’applique, je suis mon propre patron, exigeant et cynique; je suis aussi mon propre ouvrier, docile et zélé.
Et tout est sexuel, mes oeuvres en parlent et je le pratique, je me domine, je me soumets, et j’en jouis autant que j’en souffre.
Et tout est relatif, ça simplifie tout, et ça complique tout.
Érigeant l’ambiguïté en principe universel, ma microcosmique personne et démarche serait donc un reflet du labyrinthique macrocosme des rapports humains ? Telle est ma modeste ambition, maintenant, allez-y, servez vous, et prenez ce que vous voulez…
Frédéric PERIMON









